Réussir son intro et sa conclusion

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Réussir son intro et sa conclusion

Message  orecan27 le Mer 3 Déc - 23:14

Un devoir de français, cela se construit... De l'introduction à la conclusion en passant par la formulation de la problématique et l'élaboration du plan, nous vous donnons quelques conseils pour produire une rédaction structurée. Que vous passiez ou non le bac français cette année, ces recommandations vous seront utiles pour perfectionner votre écrit. Et, en bonus, nous vous livrons des astuces pour aborder sereinement l'oral...
Réussir son intro et sa conclusion
En quelques lignes, l’introduction et la conclusion révèlent tout de la qualité de votre devoir. Ciselez-les comme des bijoux.
Pas de bon texte sans une bonne attaque et une bonne chute. Ce précepte vaut aussi pour un devoir de français (commentaire ou dissertation). Sur les quatre heures d’épreuve au bac, la rédaction de l’introduction et de la conclusion doit vous prendre entre une demi-heure et une heure ! Nos conseils pour réussir.
L’intro d’un commentaire de texte
Présentez le texte, l’ouvrage d’où il est tiré, l’auteur, la date, histoire de cibler immédiatement de quoi vous allez parler. Puis exposez en une phrase ce qui fait la spécificité du texte. Enfin, annoncez la problématique et votre plan en utilisant des mots de liaison (tout d’abord, ensuite, enfin…). À ce stade, vous ne devez pas donner des éléments de réponse. Votre argumentation débutera avec le développement.
Sa conclusion
Répondez explicitement à la problématique ou proposez un résumé de votre lecture du texte, présentée en détail dans votre développement. Puis élargissez le sujet traité par l’auteur, par exemple en le comparant avec d’autres œuvres.

L’intro d’une dissertation
Commencez par parler du sujet (il peut s’agir d’une citation, d’une affirmation ou d’une question) en trouvant une idée qui accroche le lecteur. Reprenez l’énoncé comme si le lecteur ne le connaissait pas. Montrez pourquoi ce sujet invite à débattre (c’est la fameuse problématique). Enfin, annoncez les deux ou trois parties de votre devoir.
Sa conclusion
Faites une synthèse en reprenant les différentes étapes de votre réflexion (les parties de votre développement), sans introduire de nouvelles idées ni de nouveaux exemples. Répondez à la problématique énoncée. Prenez position de manière plus personnelle. Enfin,élargissez le débat à une autre question, connexe à celle évoquée par votre sujet, que vous pouvez puiser par exemple dans l’actualité. Toutefois, si ce prolongement ne s’impose pas, inutile de vous arracher les cheveux. Un élargissement artificiel n’a pas d’intérêt…

Les trois exercices de l’écrit


À l’écrit du bac français, vous aurez à traiter l’un des exercices suivants.
• Le commentaire de texte : il s’agit d’analyser un texte tiré d’une œuvre. L’avantage : impossible de rendre une page blanche, puisque vous basez votre devoir sur l’extrait donné. Les pièges : paraphraser au lieu d’expliquer, ne pas citer le texte, raconter la vie de l’auteur.
• La dissertation : c’est une réflexion structurée et argumentée sur un thème étudié. L’avantage : vous répondez à la question en vous impliquant personnellement. Les pièges : réciter son cours, s’éloigner du sujet.
• L’écriture d’invention : il s’agit de rédiger un texte sous une forme particulière (discours, article, lettre, dialogue…) « sur le mode de », en continuant un extrait d’œuvre, en l’imitant, par exemple. L’avantage : vous « créez » votre propre texte et n’analysez pas celui d’un autre. Le piège : partir dans une divagation, sans se soucier des contraintes du genre.
Bien bâtir son plan
Thématique, analytique, dialectique ? En une, deux, trois parties ou plus ? Voici quelques indications pour construire un plan de devoir digne de ce nom.
Imaginez une maison bâtie sans plan… Le produit fini n’aurait ni queue ni tête ! De la même manière, un devoir de français ne peut être cohérent si vous rebondissez d’idée en idée sans lien logique. Il lui faut donc un fil conducteur qui permette de dérouler votre démonstration.
Pour le commentaire de texte
Le but du commentaire de texte est de faire partager votre interprétation d’un extrait d’œuvre à votre correcteur (et de la justifier). Il faut partir du principe que le lecteur de votre devoir ne connaît rien du passage proposé. Votre plan doit donc lui fournir les étapes clés – les parties, les sous-parties et même les paragraphes – qui mettront en évidence l’organisation de votre pensée et l’aideront à passer de la problématique à la conclusion. Le plan progressif consiste à partir des interprétations les plus évidentes pour en venir aux sens les plus cachés ou les plus complexes. Le plan thématique peut être utilisé quand plusieurs thèmes sont abordés dans le texte (l’amour et la mort, par exemple). Mais attention à ne pas les dissocier !

À faire : opter pour un développement en deux ou trois grandes parties, elles-mêmes composées de deux ou trois sous-parties ; pour chaque idée directrice du développement, donner un ou plusieurs arguments illustrés chacun par des citations tirées du texte (c’est une construction en pyramide).
À éviter : construire un plan « fond du texte/forme du texte » ou s’en tenir seulement à l’analyse de l’un des deux ; choisir un plan linéaire qui suit le déroulement du texte.
Pour la dissertation
Pour traiter un sujet de dissertation, vous avez le choix entre plusieurs types de plans. Le plan dialectique (thèse, antithèse, synthèse) est souvent utilisé quand l’énoncé est une question et porte à débat (exemple : « Pensez-vous qu’un poème gagne à être expliqué ? »). Le plan analytique répond aux sujets qui demandent une réflexion approfondie. Il ne s’agit pas de débattre, mais de décrire une situation, d’expliquer ses causes, puis ses conséquences ou solutions. Sa variante, le plan « explication/illustration/commentaire », est surtout utilisée quand le sujet est une citation à commenter. Le plan thématique permet de répondre progressivement, à travers plusieurs aspects, à une question générale (exemple : « Quelles sont les fonctions de la tragédie ? »). Il n’y a pas de « confrontation » d’idées. Voilà pour les trois principaux modèles… Toutefois, certains sujets peuvent être traités grâce à des plans « comparatifs » (exemple : « Points communs et différences entre le roman et le théâtre ») ou « définition » (exemple : « Pour vous, qu’est-ce que le théâtre ? »).

À faire : bien lire l’énoncé, d’autant que le plan y est peut-être apparent ; développer un raisonnement nuancé ; soigner les transitions entre chaque idée.
À éviter : caser à tout prix dans le plan, sans que ce soit justifié, des citations ou des connaissances sur les œuvres connues.
Formuler une problématique
Vous venez de lire votre sujet d’examen et vous ne trouvez pas de problématique… Pas de panique ! Une analyse pointue de l’énoncé vous permettra de la formuler.
Les professeurs n’ont que cette phrase-là à la bouche… « Trouvez la problématique du sujet. » Oui, mais qu’est-ce qu’une problématique ? Selon le dictionnaire le Petit Robert, il s’agit de l’art de poser les problèmes. Concrètement, dans le cas d’un commentaire de texte, c’est le fil conducteur choisi pour expliquer le texte et en montrer les spécificités. Pour la dissertation, c’est la question qui se dégage du sujet posé et de ses présupposés.
Commentaire de texte : mettre en avant le but recherché par l’auteur
Pour trouver la problématique d’un texte littéraire, commencez par vous interroger sur le but recherché par l’auteur lorsqu’il l’a écrit. Par exemple, dans Phèdre, Racine cherche, avec le récit de Théramène, à provoquer un sentiment de pitié chez le lecteur-spectateur lorsqu’il décrit le combat du héros Hippolyte contre le monstre. Demandez-vous par quels procédés il atteint ce but. Dans ce texte, le monstre n’est pas présent sur la scène même du récit. Résultat : d’une part, cela stimule l’imagination de l’auditoire, d’autre part, le personnage de Théramène y apporte sa subjectivité. La problématique pourrait donc être la suivante : « Comment le récit de Théramène rend-il présent aux yeux des spectateurs le combat d’Hippolyte avec le monstre ? »
« Ne sortez les mots du sujet ni de leur “cotexte” (le propos du texte), ni de leur “contexte” (l’œuvre, l’année, l’auteur, le genre…) », recommande également Yolande Brénas, professeur de lettres au lycée Joliot-Curie, à Sète. Par ailleurs, « soyez sensible à leur polysémie [leur propension à avoir plusieurs sens, NDLR]. Ne partez pas sur le premier sens qui vous vient à l’esprit ! », ajoute-t-elle.
Dissertation : poser une question ouverte
« “Je ne fais pas de littérature, je fais du théâtre”, a écrit Jean Cocteau. À la lumière de cette réflexion, vous vous demanderez si la représentation théâtrale est un complément nécessaire au théâtre. » Voici un exemple de sujet de dissertation sur lequel vous pourriez tomber au bac. Comment le traiter ? Tout d’abord, relevez les mots clés du libellé et réfléchissez à leur fonction grammaticale dans la phrase. Ainsi, dans notre exemple, « littérature » est à opposer à « théâtre ». Le mot « complément » dans le libellé suggère que le texte est incomplet, et le mot « nécessaire » suppose qu’on ne peut se passer de la représentation. Choisissez ensuite des arguments et des exemples pertinents pour enrichir votre dissertation. « Les œuvres vues pendant l’année ne doivent pas seulement servir d’illustration, mais être au cœur de votre argumentation », prévient Yolande Brénas. Vous pouvez dès lors formuler votre problématique. « Évitez de poser une question fermée, à laquelle on répond par oui ou par non. Préférez une question ouverte, commençant par un pronom interrogatif », conseille la professeur. Dans le cas présent, la problématique pourrait être : « Qu’apporte la représentation théâtrale au texte seul ? » À vous de répondre, vous avez quatre heures…
Vaincre le stress à l’oral
Que l’on soit une vraie bête de scène ou d’une timidité maladive, passer l’oral de français est toujours stressant. Voici les clés pour être à l’aise le jour J.
Une demi-heure de préparation, vingt minutes de tête-à-tête avec l’examinateur. L’oral du bac de français est beaucoup plus expéditif que l’écrit ! L’épreuve, scindée en deux parties, débute par le commentaire d’un texte étudié en classe (dix minutes). Puis elle se poursuit par un dialogue avec le professeur, basé sur une question plus générale (par exemple : « Parlez-moi d’un autre roman épistolaire que vous avez lu »). Si vous avez un doute sur le sujet lorsque celui-ci tombe, n’hésitez pas à demander une précision ou une autre formulation ! Pendant l’examen, ce sera trop tard…
Structurez votre pensée
Au début du temps de préparation, commencez par lire le texte en soulignant les mots importants. Bâtissez ensuite votre plan en deux ou trois parties en tenant compte du fond (les thèmes, les propos tenus) et de la forme (le style, le niveau de langue, etc.). Évitez l’analyse ligne par ligne, qui pousse à la paraphrase. Jetez sur le papier des éléments de présentation du texte, de l’œuvre et de l’auteur – replacés dans leur contexte – pour en faire une introduction. Celle-ci devra également inclure l’annonce de votre plan. Puis pensez à une conclusion qui permettra d’élargir le sujet. Ne rédigez pas tout : vous perdriez du temps et vous seriez tenté de lire vos notes. De la même manière, pour préparer le second sujet de l’oral, écrivez au brouillon vos trois idées principales agrémentées d’exemples forts, en structurant votre exposé au maximum. Lors de votre passage, l’examinateur pourra pousser le dialogue plus loin pour vérifier votre culture personnelle. N’ayez crainte : il s’agit souvent de remonter les notes des élèves trop stressés.
Faites vivre votre exposé
À l’oral, les connaissances comptent autant que la présentation. Pour ne pas « semer » votre interlocuteur en cours de route, vous devez faire passer vos informations avec le plus de naturel possible. Ne récitez pas votre cours ! Tout au long de votre prestation, après avoir lu le texte à voix haute (sans buter sur les mots…), levez le nez de vos notes et surveillez votre voix : ne parlez ni trop bas ni trop vite. Surveillez votre montre (avec discrétion…) pour éviter d’être trop long ou trop rapide. Quand vous passerez d’une idée à l’autre, prévoyez des petites phrases (par exemple : « j’aborderai d’abord » ou « il me reste à vous parler de… ») pour aider votre auditoire à se repérer. Alternez explications et exemples concrets. Et restez attentif aux questions et aux remarques de votre examinateur. Elles vous guideront pendant votre exposé. Enfin, lorsque vous aurez terminé, ne réclamez pas votre note. Dites simplement merci et au revoir, puis sortez dignement… quelle que soit la qualité de votre prestation.

Des petits trucs pour dompter son trac

• Pendant vos révisions, répétez votre show à voix haute comme les comédiens. Vous devez avoir vécu mentalement la situation de nombreuses fois pour la maîtriser.
• Le jour J, avant de passer, commencez par quelques techniques respiratoires simples. Inspirez profondément par le nez en gonflant le ventre, puis videz vos poumons par la bouche en rentrant d’abord le ventre. Réitérez l’opération une dizaine de fois jusqu’à ce que vous vous sentiez plus détendu.
• Fuyez les anxieux (le stress est une maladie contagieuse…) et rapprochez-vous d’un ami qui vous aidera à dédramatiser la situation. Du reste, sachez que le trac n’est pas forcément votre ennemi. Bien maîtrisé, il peut même devenir un véritable moteur et vous aider à vous surpasser.
AUTEUR BEL.ABDENACER G1

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le thème de l'amour dans une si longue lettre

Message  toure le Jeu 9 Déc - 21:39

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introduction ,developpement et conclusion

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